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Quotidiano di informazione – Anno 32 n° 250

La crise des dettes souveraines avait transformé la BCE

Posted by fidest press agency su domenica, 24 maggio 2020

La crise actuelle est en train de transformer l’Allemagne et, peut-être, l’Union européenne. En proposant le 18 mai une levée de fonds, par la Commission, de 500 milliards d’euros pour financer des subventions sectorielles et régionales à la relance économique, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont fait sauter un verrou budgétaire européen qui était resté précieusement fermé depuis le lancement de l’Union économique et monétaire. La chancelière allemande s’était référée plus tôt devant le Bundestag à Jacques Delors pour préparer les esprits à cette ouverture, rappelant que « seule, une union monétaire ne suffira pas ». La récession, dans laquelle la pandémie plonge l’économie européenne cette année, pousse l’UEM à vouloir marcher sur ses deux jambes, comme la France l’a inlassablement préconisé. L’idée franco-allemande va dans le bon sens et survient au milieu d’un débat à Vingt-Sept qui requiert un tel aiguillon politique. Elle doit inciter la Commission européenne à l’audace dans sa proposition de fonds de relance et de cadre financier pluriannuel révisé attendus le 27 mai – et que nos experts analyseront en webinaire le lendemain.Si la communautarisation des dettes pourrait ainsi voir le jour, l’histoire de l’intégration européenne enseignera encore que les crises créent les circonstances de telles avancées. « L’Union européenne fait face à sa plus grande mise à l’épreuve depuis sa fondation », estimait déjà Angela Merkel le 6 avril. Au-delà des conditions sanitaires inédites et de la gravité de la conjoncture économique, d’autres facteurs expliquent cette révolution de la position allemande. Juridique d’abord, avec l’arrêt du Tribunal constitutionnel allemand du 5 mai qui, en s’en prenant au rachat de dettes par la BCE, a placé Berlin devant une incohérence à terme intenable : la BCE ne peut porter, à elle seule, la solidarité envers les économies fragilisées. La solidarité doit aussi être budgétaire, par des transferts.Autre facteur, politique. La gestion de la pandémie a redonné de l’ascendant à Angela Merkel, qui s’apprête à présider le Conseil de l’UE à partir du 1er juillet. Compte tenu du poids de l’Allemagne et du moment, cette présidence européenne s’annonce déterminante. La chancelière l’aborde ainsi avec offensive. Les défis pour l’Europe ne manquent pas. Et ils sont immédiats comme la relance verte, dont Europe Jacques Delors (Bruxelles), avec notre Centre énergie, a présenté un plan solide. Ou comme la course mondiale au vaccin, dont la dureté des rivalités illustre les nouveaux enjeux de sécurité pour l’Union européenne.Des défis à relever avec un nouveau mot d’ordre. Il y a dix ans, en pleine crise grecque, prévalait dans l’UE le très schäublin : « Pas de solidarité sans responsabilité ». Aujourd’hui, le mot d’ordre franco-allemand inverse la logique et élargit l’horizon, articulant l’affirmation de l’Europe dans le monde, à coups de « champions » et « stocks stratégiques », avec un soutien sans faille en remède à notre interdépendance interne. Jusqu’à s’endetter en commun. Désormais : « Pas de souveraineté sans solidarité».

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